dimanche 10 mai 2020

La gnose : définition et origine



BY ADRIEN CHOEUR ON 26 MARS 2020
Qu’est-ce que la gnose ? Définition et différence avec le gnosticisme. Quelle est l’origine de la gnose ? Quels sont les différents types de gnose ?
La gnose (du grec gnosis : connaissance) rassemble un grand nombre de courants philosophiques et religieux dont le but est l’acquisition d’une connaissance supérieure par une approche initiatique.
La gnose a traversé toutes les époques et toutes les religions, elle est encore vivante aujourd’hui.
La gnose universelle doit être distinguée du gnosticisme, qui désigne un ensemble de doctrines chrétiennes sectaires présentes dans l’Empire romain entre le Ier et le IIème siècles, et rejetées par l’Eglise.
Tentons de donner une définition de la gnose.
La gnose : définition.
Définition : La gnose est une approche philosophique et religieuse selon laquelle le salut passe par la connaissance directe des choses divines, donc de soi-même.
La gnose peut donc être définie comme la connaissance intégrale de la vérité, acquise non pas par l’accumulation de savoirs, mais par une révélation intime, une illumination qui transcende toutes les illusions.
Une autre définition de la gnose pourrait être : Ensemble des méthodes et des disciplines ésotériques par lesquelles chacun peut accéder à la vérité supérieure et universelle. La gnose considère que tout homme peut percevoir Dieu en lui, et ainsi devenir Lumière, et donc obtenir la vie éternelle.
La gnose s’apparente parfois au mysticisme, avec les dérives que cela peut éventuellement comporter.
Gnose et ésotérisme.
La gnose est indissociable de l’ésotérisme : la connaissance est communiquée uniquement par initiation.
Le mot ésotérisme, du grec esoteros (“intérieur”), traduit à la fois l’importance de l’initiation, et aussi le fait que la compréhension ne peut venir que de l’intérieur.
Ainsi la gnose procède d’un enseignement secret dont le but est de mettre l’initié sur la voie. Mais cet enseignement n’est pas suffisant : l’effort décisif ne pourra venir que du cherchant lui-même, s’il y est prêt. L’initié devra plonger en lui pour ôter ses voiles et trouver les ultimes réponses au mystère de l’existence.
La gnose est donc largement adogmatique : elle s’éloigne des dogmes, du catéchisme et des vérités “révélées”.
En quoi consiste la gnose ?
La gnose, en tant que chemin de connaissance universel, est d’abord une invitation à plonger en soi-même afin d’y trouver une étincelle de lumière divine, étincelle qui éclairera la totalité de l’existence.
C’est l’idée qu’il faut se connaître pour comprendre le monde, car la vérité se cache au fond de soi, aux confins de la matière.
La gnose consiste à abandonner ce que l’on croit savoir pour accéder à de nouvelles formes de conscience et de connaissance. Il s’agit de mourir progressivement à nos certitudes, à nos croyances et à nos illusions : illusion que nous sommes autonomes, que nous sommes libres, que nous comprenons les choses, que nous pouvons tout juger. La gnose est donc un chemin de dépouillement.
La gnose est enfin la promesse d’entrer dans un monde d’acceptation, de sérénité, de bonheur et d’amour. Ce monde est le Royaume de Dieu, ou encore le nirvana bouddhiste.
Gnose et gnosticisme : définition et différence.
Le gnose est une approche philosophique et religieuse universelle qui a traversé les siècles pour parvenir jusqu’à nous, en prenant différentes formes.
La gnose doit être distinguée du gnosticisme, qui est un mouvement de pensée développé par des sectes d’inspiration chrétienne entre le Ier et le IIIème siècle ; Simon le Magicien, mage chrétien, en serait l’un des fondateurs.
Le gnosticisme développe une idéologie clairement dualiste : il existerait un dieu du bien, lointain, et un dieu du mal régnant sur la Terre. Le but de l’homme serait de se libérer du monde terrestre pour rejoindre le paradis. Le gnosticisme rejette la matière, considérée comme le mal absolu. Ce dualisme irréconciliable entre matière et esprit ne se retrouve pas dans tous les courants de la gnose.
Le gnosticisme est par ailleurs incompatible avec le dogme chrétien : les adeptes du gnosticisme et du dualisme manichéen ont été rapidement considérés comme hérétiques par l’Église.
A la différence du gnosticisme, la gnose implique un effort moral, une transformation intime pour s’élever vers Dieu et la Connaissance. Cet aspect est un peu moins présent dans le gnosticisme dualiste, qui fonctionne de manière plus binaire.
Mais il serait artificiel d’opposer totalement gnose et gnosticisme, et on peut dire que la plupart des courants gnostiques relèvent de la gnose au sens large.
Païenne, chrétienne, islamique, maçonnique… : les différents types de gnoses.
Beaucoup de courants initiatiques peuvent être rangés dans la “gnose”. Celle-ci prend essentiellement racine dans l’Egypte antique, la Grèce, la Perse et la Palestine, pour s’épanouir dans le monde chrétien.
Réduire la gnose à une nébuleuse de courants chrétiens serait une erreur : la gnose dépasse largement les limites de cette religion.
Tentons de lister les différents courants de la gnose :
les cultes de l’Egypte antique :
les cultes à mystères de l’Antiquité grecque et romaine (ensemble de religions ésotériques) :
la secte pythagoricienne,le platonisme :
la gnose christique : le message de Jésus a en effet été considéré comme “gnostique” par de nombreuses sectes dans les premiers siècles de notre ère,
le manichéisme perse,
la gnose chrétienne développée par les théologiens de l’Eglise,
la gnose juive, ou kabbale :
l’hermétisme chrétien et l’alchimie :
la gnose islamique :
le catharisme : les cathares, manichéens jugés hérétiques par l’Eglise, voyaient dans le Christ le messager du dieu-bon venu sur Terre (monde du mal et de la souffrance) pour diffuser un message d’Amour et d’espérance. Les cathares rejetaient l’Ancien Testament, œuvre du Diable, pour s’intéresser uniquement au Nouveau Testament et à Jésus,
les Rose-Croix (gnose d’inspiration chrétienne),
la franc-maçonnerie, ou gnose maçonnique,
le martinisme,
etc.
Dans l’Islam, la gnose est intimement liée au soufisme, courant mystique de recherche et d’expérimentation de la connaissance révélée au cœur du cherchant.
Les Soufis : ils sont sans livres, sans études, sans érudition.
Mais ils ont poli leurs cœurs
Les ont purifiés du désir, de la cupidité, de l’avarice et de la haine.
Cette pureté du miroir est certes le cœur reflétant toutes images,
L’entendement ici devient silence pour n’induire erreur
Car le cœur est Avec Dieu, ou plutôt le cœur est LUI.
Ceux au cœur poli ont échappé aux parfums et aux couleurs,
Ils contemplent la beauté de chaque instant,
Ils ont abandonné la forme et l’écorce du savoir,
Ils ont tenu l’essence dans l’océan de la connaissance mystique.
Jalal-ud-Din Rûmî, poète persan et fondateur de l’école soufie des Derviches tourneurs
Peut-il y avoir une gnose au sein de l’Eglise catholique ?
L’Eglise a très tôt rejeté le gnosticisme et la gnose, préférant le salut par la foi au salut par la connaissance.
Certains théologiens catholiques ont cependant développé une gnose chrétienne compatible avec les dogmes de l’Eglise.
Pour les catholiques traditionalistes, il ne peut y avoir de gnose chrétienne. Ces derniers considèrent en effet la religion chrétienne comme exotérique (non-ésotérique), c’est-à-dire une religion ouverte à tous, et non seulement aux initiés.
Les textes gnostiques.
Voici quelques exemples de textes gnostiques :
Les papyrus égyptiens : Textes des pyramides, Textes des sarcophages, Livre des morts,
Les vers d’or de Pythagore,Les parchemins des nécropoles égyptiennes retrouvés au XIXème et XXème siècle, en particulier à Nag Hammadi ; la plupart sont considérés comme des évangiles apocryphes.
Parmi eux, citons :
L’Évangile de Marie-Madeleine,
l’Évangile de vérité (école gnostique valentinienne),
l’Évangile selon Thomas,
l’Evangile selon Philippe,
la Pistis Sophia,
l’Hypostase des archontes,
le Livre des secrets de Jean,
le Livre sacré du Grand esprit invisible,
l’Apocalypse d’Adam,
L’évangile selon Saint-Jean : parfois considéré comme gnostique, du fait de son style qui tranche avec les trois premiers évangiles,
La Table d’Émeraude d’Hermès Trismégiste, et le Corpus Hermeticum,
Le Tao Te King de Lao Tseu,
etc.
L’importance de la gnose en franc-maçonnerie : la “connaissance intégrale de la Vérité”.
Ici sont les arcanes de la gnose” est une phrase présente dans certains rituels maçonniques, qui signifie : “ici sont les secrets de la connaissance”.
L’esprit de la franc-maçonnerie, initiatique, adogmatique, introspectif, est typiquement gnostique.
Pour le franc-maçon, la gnose est la Connaissance sacrée ; sa recherche consiste à utiliser tous les moyens d’accéder aux mystères de l’être et du cosmos.
La gnose est un chemin qui consiste, non pas à accumuler des savoirs, non pas à cultiver une foi, mais à tendre vers une forme de sagesse unitaire et humaniste, qui permet au cherchant de se révéler et de s’accomplir dans la fusion avec le Principe.
La gnose maçonnique est une quête spirituelle qui s’effectue à l’aide de symboles.
La gnose est notamment présente à travers la lettre G figurée au sein de l’étoile flamboyante (2ème degré du rite), ou entre le compas et l’équerre.

mercredi 8 janvier 2020

Les Gnostiques

Pendant longtemps, on n’a connu les gnostiques qu’à travers leurs réfutations par
Tertullien, Hippolyte ou Irénée de Lyon : autant connaître l’Histoire d’une population exterminée
par les propos de ses exterminateurs. Ceux qu’on appelle gnostiques se différencient des habituels
monothéistes par la variété de leurs cosmogonies ou des noms donnés à leurs dieux et leurs anges,
leur humour sarcastique, leur peu d’intérêt pour la morale sexuelle, leur absence totale de sens de la
hiérarchie, l’importance donnée à la solitude dans leur vision du monde (le gnostique est « solitaire
et simplifié » dit L’Evangile de Thomas) ou leur haine de la religion institutionnelle. Leurs lieux de
naissance et de propagation ? La Syrie, l’Egypte, l’Iran : berceaux de toutes leurs figures tutélaires.
Simon le Magicien, Basilide, Valentin, Marcion, les ophites, les sethiens, tous diffèrent mais ont
néanmoins en commun l’image de ce monde comme celle d’un ratage – une prison de mort
construite par un démiurge fou et mauvais, un dieu inférieur. Leur véritable essence, leur véritable
nature n’est pas d’ici. Elle vient d’ailleurs, et ils errent sur la Terre en recherche de l’étincelle qui
les rappellera à leur véritable nature.
Un poème des Actes de Thomas décrit la situation existentielle du gnostique : il s’agit du « Chant de
la Perle ». Dans celui-ci, suite à une lettre livrée par un oiseau, un prince quitte son Royaume à la
recherche d’une perle magique. Mais, lorsqu’il arrive en terre étrangère, des inconnus le font boire
un poison qui lui fait perdre la mémoire de son identité. Il devient un clochard, et il a parfois le
souvenir lointain de son identité royale. Un jour, le même oiseau lui porte une lettre dans laquelle il
lit la réalité de son identité et l’importance de sa mission. Il se remet à la recherche de la perle,
sachant qu’il réintégrera ensuite le Royaume.
On croit à tort que les gnostiques ne sont qu’un ensemble de sectes para-chrétiennes qui aurait
existé les premiers siècles du christianisme en mélangeant des éléments épars d’hérésies juives,
d’influences perses et de charabia para-platonicien. En réalité, malgré les efforts des chrétiens
institutionnels pour, d’une main, réfuter les hérésies, de l’autre les persécuter jusqu’à s’imaginer les
avoir définitivement exterminé, les gnostiques n’ont jamais cessé d’être parmi nous. Alors qu’on
croyait en avoir fini au IVe siècle, surprise : ils resurgissent en Occident entre le XIe et le XIIe
siècles sous le nom de Cathares et les chrétiens institutionnels sont obligés de tous les re-tuer
(comme ça a du être fatiguant !). Leur influence est indéniable chez les Hermétistes d’Alexandrie
du IVe siècle, et, par les voyages qu’ils durent faire et les métamorphoses de leur identité, les
pseudo-Sabéens de Harran dont la fréquentation par les historiens arabes tels que Ibn Wahshiyya
donna naissance, au Xe siècle, à notre conception moderne de la magie. On retrouve des pans
entiers de la pensée gnostique dans l’Ishraq, le mouvement initité par Shihaboddin Yahya
Sorhawardi en Perse au XIIe siècle. Gershom Scholem estime que le gnosticisme a eu une influence
prépondérante sur les premiers textes de la Kabbale juive, en particulier le Sefer Yetsirah, et plus
tard le Bahir et le Zohar (XIIe et XIIIe siècles), en particulier dans l’image d’un dieu qui se serait
absenté de sa création, et aurait abandonné celle-ci à des puissances de mort (les Qliphoth), à part
sous la forme d’une figure féminine qu’il s’agit de libérer : la Sofia chez les gnostiques, la Shekinah
chez les Kabbalistes. Sans se référer directement à eux, mais par l’intermédiaire du Corpus
Hermeticum des premiers Hermétistes, encore très proches de la pensée gnostique, la Renaissance
hermétique leur doit énormément : Marsile Ficin, Pic de la Mirandole, Giulio Camillo, Giordano
Bruno, Tomasso Campanella.
La presque-totalité de leurs intuitions ressurgit chez les grands poètes du XIXe siècle (Nerval,
Baudelaire, Rimbaud, Ducasse, Jarry, etc.) et ils infusent tout l’occultisme de ce dernier, pour le
meilleur ou pour le pire : Fabre d’Olivet, Eliphas Lévi, Joséphin Péladan, Stanislas de Guaita,
Oswald Wirth, etc. Enfin, ce n’est pas étonnant de voir nombre de grands penseurs et artistes du
XXe siècle découvrir, ou se souvenir d’un rapport de filiation avec les gnostiques : Simone Weil,
James Joyce, Raymond Queneau, Carl Gustav Jung, Jorge Luis Borges, José Lézama Lima,
Raymond Abellio, Philip K. Dick, les Beatles, David Bowie, Tori Amos, Jean Baudrillard. Enfin, en
1945, à Nag Hammadi, à côté d’un monastère copte, un groupe de jeunes cairotes venant enterrer le
cadavre de l’assassin de leur père, creusèrent si profondément la terre qu’ils tombèrent sur une jarre
contenant 52 codex. L’équivalent d’une Bible : deux mille pages de pensées et de poèmes
gnostiques, une bibliothèque entière prête soudain à remplacer l’’Ancien et le Nouveau Testament.
Nous ne connaissions des gnostiques que leur reflet ou leur ombre, leur influence ou leur souvenir ;
désormais ils allaient enfin nous parler directement, sans intermédiaire, sans méditation. Ce fut
l’ultime clin d’oeil des gnostiques exterminés : un jour nous comprendrons qu’ils avaient raison et
que nous avions tort. Ils étaient des princes et nous étions des clochards. Ils étaient vivants et nous
étions morts.
Eric Tass

vendredi 29 novembre 2019

Manifeste de l’E.G.C







Manifeste de l’E.G.C.
L’Église Gnostique Chaote s’est refusée à imposer des dogmes ou des lois ; à
peine a-t-elle quelques règles simples qui lui permettent de se maintenir
depuis plus de dix ans. Point de patriarche, d’archevêque ou de pape mitré
pour nous diriger ; nous sommes une zone d’autonomie permanente crachant
notre dédain pour les structures mortifères du passé. Nous sommes des
acrates !
De même tout notre corpus a été publié et distribué gratuitement : pas de
secret fétide, pas de salmigondis ineptes dont on refuserait l’accès aux «
profanes ». Dans notre gnose il n’y a pas de profane, il n’y a que des «
cherchants » — et nos titres de clerc, de prêtre ou d’évêque ne sont que des
marqueurs sur le chemin qui nous mène tous et toutes vers le même but.
L’évêque n’est pas un chef, c’est un humble serviteur assisté de prêtres et de
clercs ; les offices liturgiques demandent des officiants, mais ceux-là ne sont ni
plus élevés ni plus grands que les fidèles ou les gnostiques non consacrés ou
ordonnés. Rien de ce qui est utile ne sera caché ou mis sous le boisseau, la
lampe de la Gnose brillera au vu et au su de tous !
À nouveau nous nous rions des farandoles comiques rythmées par des
formules magicomiques puériles. Nous avons un trop grand respect pour la
Lettre et l’Esprit de la Lettre ! Et si nos liturgies se démarquent de celles de nos
autres frères chrétiens, ce n’est pas pour faire oeuvre d’innovation, mais afin de
vibrer selon notre diapason mystique. Il n’y a aucun secret autre que celui du
cœur et du cheminement qui est le nôtre. De même nous nous insurgeons
contre les messes copyrightées : avec ceux-là qui agissent ainsi, nous devrions
payer pour entendre messe le dimanche ! Ceux-là ont-ils écrit les Évangiles et
les Corpus gnostiques dont ils farcissent leurs écrits pour oser mettre des
signes babyloniens sur la mystique ? On ne peut servir deux maîtres ; ils
choisissent Mamon et ils ne le voient pas !
Et en ce mois d’avril de l’an de grâce 2016, nous observons avec tristesse le
retour des vieux archétypes humains : des églises structurées comme des PME,
des règlements, des statuts, des ors, de l’argent — encore et toujours ! —, des
titres et des sous-titres… Et pire encore, une association contre nature entre un
maçonnisme élitiste et moribond et autre société pseudo-initiatique et la
Gnose au nom de Vérité (pour antiphraser Tertullien). Comme si la Gnose
pouvait être grandie par des oripeaux désuets, comme si une église était une
loge, comme si la Sophia avait besoin de gardiens par trop humains voilant sa
sublime nudité…
On nous rétorquera maladroitement que les écoles gnostiques des temps
anciens étaient élitistes et fermées au monde extérieur. Que nous importe
l’exécrable manie Archontiques dont ces dernières pouvaient porter la tare ?
Que nous importons que ceux-là aient trahi, aussi, le hurlement libérateur du
Christ ? Les erreurs du passé ne sont pas les pierres d’angle d’édifices
merveilleux !
Nous voyons l’avenir des églises gnostiques se profiler avec crainte.
Tau Héliogabale

LA GLOIRE DE MON PÈRE Marcel Pagnol



dimanche 25 août 2019

Une vieille prière Rosicrucienne





Une vieille prière Rosicrucienne
"Puisse la beauté mystique de la Rose me rappeler
l'harmonie de la nature , dont chaque Conscience humaine
devrait également s'imprégner. Puisse sa forme exquise
m’aidez à me souvenir de la majesté de la Loi Cosmique .
Puisse la manière dont ses pétales s'épanouissent m’
enseigner que l'homme doit être en constante communion
avec son Être Intérieur , quel que soit son développement
objectif . Puisse la Vérité être enclose dans le secret de
mon Cœur et de ma conscience ,comme le parfum dont la
Rose est imprégnée profondément ,et ne se dévoiler que
lorsque la Pureté d'Intention exige de la répandre .
Qu'il en soit ainsi ."

samedi 3 août 2019

La fille au ciré rouge





La fille au ciré rouge
Il y a quarante ans ou plus je ne sais plus ?
Il pleuvait sur les Alpes et tu m’avais plus.
A la Radio Fugain chantait ‘’la belle histoire’’
 Tu venais de Lille où d’à côté.
Je revois tes yeux bleus qui pleuraient.
Je ne sais plus pourquoi ?
Et la Durance roulait vers la vallée, elle était en crue.
Tu portais un ciré rouge, je voulais te serrer dans mes bras.
Je n’ai pas pu.
J’avais envie de pleurer, mais mes yeux n’ont pas voulus.
Je n’ai su si tu pleurais ?
Ou peut-être c’était à cause de la pluie ?
Tu répondais au doux prénom de Frédérique !

Le Pentacle de Salomon