samedi 16 mai 2020

Petite enquête sur la gnose











La Gnose
La Gnose du grec gnosis (connaissance), qui rassemble un grand nombre de courants de courant philosophiques et religieux, dont le but et l’acquisition d’une connaissance supérieure par une approche initiatique.
Elle peut se définir par une approche philosophique et religieuse selon laquelle le salut passe par la connaissance directe des choses divines, donc avec sois même.
Ensemble de méthodes et de disciplines ésotériques pour accéder à la vérité Universelle.
Tout homme peut percevoir Dieu en lui-même et acquérir la vie éternelle.
Elle s’apparente au mysticisme.
D’après Frater Nahash, le gnostique est un fou cherchant la connaissance de la vérité, plutôt que la vérité figé en Dieu.
Chambellant disait que la gnose est la connaissance, mais qu’elle connaissance ?
Celle de la Tradition Universelle et primordiale, celle des, enseignements anciens, transmis par les écoles initiatiques à leur élèves.
La gnose ne s’encombre pas de dogme.
Si on en croît Socrate : « Connais-toi toi-même, et tu connaîtras l’Univers et les dieux ».
Il faut abandonner ce que l’on croit savoir pour atteindre de nouvelles formes de conscience et de connaissance.
            La Gnose a vu le jour entre le premier et le troisième  siècle ; certains l’attribut la pérennité à Simon le Magicien (un mage chrétien), fondateur de la première école gnostique, il est contemporain de Jésus.
Dosithée, fut un chef religieux Samaritain, il aurait fondé une école Samaritaine (peut-être les bons Samaritains ?)
Les ménandriens sont les disciples de Ménandre est aussi samaritain ; ils croient que l’intelligence supérieure (Enoïa) forme le monde intelligible et le monde sensible par voie d’émanation successives de génies (Eons) de moins en moins purs à mesures qu’ils s’éloignent de l’Etre Absolu.




Les Ophites ou Naassènes : cette école et une déviation de celle de Valentin, sont les sectateurs du Serpent (Ophis en grec, Naas en hébreux) :
C’est le serpent de la genèse qui convict Eve à la connaissance (Gnose) du bien et du mal contre le créateur mauvais, et du serpent d’airain. (Nombres XXI) dont Jean l’a assimilé au Christ en croix (Jean III, 4).
Pour les Ophites le Dieu des juifs est le  démiurge Yaldabaoth et la cause du mal par sa création calamiteuse, ce processus entraina la Chute pour avoir mêlé l’Etincelle divine à la matière.
Entre 428 et 429 à la demande du diacre Quodraltdeus, Augustin dressa la liste des hérétiques
Dans Haeresibas (des Hérésies) dans laquelle il classe les Ophites, les Caïnites, les Sethaniens
Ou Sethiens, etc.
Les Ophites se divisent en plusieurs écoles, le Caïnites, les Sethiens, des Pérates et des Phibionites.
On dénote aussi les Adamites ou Prodiciens, école crée par Prodicus (Prodique), les disciples imitaient Adam avant la chute, (ils seraient à mon humble avis les premiers nudistes).
Une autre école appelée ses adeptes les Messaliens, elle apparut en Asie mineure vers le milieu du IV éme siècle, surnommés les Euchites, (en grec tiré du syriaque : celui qui prie).
Adelphius, Eustache et Marcien, s’autoproclamaient les ‘’Spirituels’’.
Pour eux Satan, qui était le fils de Dieu, se révolta contre son père, il fut chassé du ciel, il créa un monde matériel, qui est donc forcément mauvais, ce qui influencera les Bogomiles.

Survivances des écoles Gnostiques.
Le manichéisme : religion dualiste don les hérésies médiévales sont apparentées, donc les bogomiles, les pauliciens et les albigeois ou cathares.
La Kabbale : philosophie mystiques moyenâgeuse, ce qui voudrait dire « réception de la connaissance divine ».
L’Ismaélisme : Prie à son compte la doctrine des éléments du gnosticisme, qui considère que le monde est une émanation de la divinité.
L’Alchimie : Théorie métaphysiques autour de l’alchimie de renaissance.
La Théosophie : (Du grec theos, Dieu et Sophia, sagesse).
Volonté des disciples de connaitre la divinité et de recevoir l’Illumination de Dieu, qui est l’Illuminisme en utilisant les sciences l’Esotérisme et la gnose.
Parmi eux : Paracelse, Jacob Boehme, Weigel, Swedenborg, Schuré, Saint Martin, Baader, et bien sûr H P Blavatsky.
L’influence de l’Ancien Testament se fit à travers des textes apocryphes marqués par l’Hellénisme.
Certains de ces textes : Le Livre d’Enoch.
En 120, les écoles gnostiques gagnent Alexandrie, mené par Basilide, Carpocrate et Valentin.
A Rome Valentin  mêla les enseignements gnostiques avec une forme de christianisme.
Un grand nombre d’essais anciens, ne trouvant pas de textes originaux, comportaient beaucoup d’erreurs d’appréciations ; des réfutateurs chrétiens qui combattaient les écoles gnostiques qui considéraient comme de simples hérésies issues du christianisme du III éme siècle, les écoles s’étendirent en Egypte qui conserva des écrits Coptes, ces textes sont :
L’Evangile de Marie, le Livre secret de Jean et la Sophia de Jésus, qui pouvaient se trouver déjà en 1896 en Egypte.
En 1947, des écrits furent retrouvés à Nag-Hammadi, qui bien sur fut condamnés par les Eglises chrétiennes, ce qui obligea les écoles gnostiques à se cacher.
Plus tard les Bogomiles et les Cathares refirent résurgence suscitée par la transmission des textes gnostiques.
En Orient, l’invasion de l’Islam permit aux écoles gnostiques de survivre jusques en Mésopotamie et l’Iran vécurent jusqu’au XII éme siècle.
Le gnosticisme donna naissance à l’Ismaélisme.             
Plus tard le Martinisme est mystique, ce qui détermine sa spécificité  gnostique, qui n’est pas une gnose religieuse, qui relie, mais une gnose qui délie qui libère, chez l’homme de torrent le processus d’identification de conscience.
Le processus initiatique se déploie véritablement dans le silence, en dehors de la spiritualité et en dehors de la religion, cette véritable spiritualité est la gnose.
Le Martinisme de Louis-Claude de Saint Martin propose une voie directe, un accès immédiat à la connaissance parfaite, à la gnose, dans le silence qui fait alors de l’Initié un autre Christ, un nouvel homme, le martinisme, plus largement l’Illuminisme, considère la gnose comme un savoir qui peut être transmis par la pratique des enseignements et la pratique.
La gnose est dite Universelle.
Robert Amadou note une coïncidence dans la langue castillane des deux mots « cosa » chose et « caussa » chose. Là où se manifeste la chose, la « «cause » est attendue et cette cause n’est autre que la gnose.
Robert Amadou dit dans « Qu’est-ce que le Martinisme ? » Car si le Christ est Dieu, le Nouvel Homme est un autre Christ.
Le Martiniste n’a besoin pour revenir et contribuer au retour de tout être émané dans le principe, que de régénérer ; il doit à cette fin, posséder la Sagesse, et commencer par la chercher.
Probablement, la cherchera-t-il d’abord à l’extérieur de lui, puis par un mouvement concentrique, il aboutira à une recherche intérieure, une visite en son âme qui le conduira à l’Ame de Dieu et ces deux âmes n’en feront en fait qu’une seule et même âme ».
Dans la Prêtrise de l’Homme Nouveau, Saint Martin nous dit : « Le christianisme n’est composé que de la caste sainte, de la vraie caste sacerdotale. […] Le christianisme est le complément du sacerdoce Melchisédech.
Les Rose-Croix du XVII éme siècle ont rangé Melchisédech Hénoch, Moïse et Elie et d’autre parmi leurs ancêtres.
Le Sacerdoce de l’ancienne Loi est plus proche de celui du Christ que le Sacerdos antérieur à la Loi.
Or le Sacrement signifiait d’autant plus expressément le Christ qu’ils étaient plus proche de lui.
Donc le Sacerdoce de Christ doit être nommé d’après le Sacerdoce de la Loi plutôt que d’après le Sacerdoce de Melchisédech, antérieur à la Loi.
Il est écrit dans le Psaume (110, 4) : « Tu es prêtre pour l’éternité selon l’Ordre de Melchisédech ».
Au Moyen-Age la gnose était présente dans les cercles intérieurs de l’Ordre des Templiers.
Au XVII éme siècle, elle apparait au sein du mouvement rosicrucien.
Johan Valentin Andréa fut l’un ses précurseurs ; de ce groupe des dérives menèrent à la Franc-Maçonnerie.
C’est grâce à la gnose que naquit la société Théosophique au XIX siècle, puis des groupes créés par Rudolph Steiner et par Max Heindel virent le jour en 1924.L’école de le Rose-Croix d’Or.
Puis Jean Van Ryckenborgh et son frère Zuvier Willem Leene et Catharose de Petri créèrent  le  Lectorium Rosicrucianum, en se déclarant Rose-Croix gnostique, leur cercle intérieur était une fraternité Cathare.
La gnose est aussi présente dans les écrits de Lao Tseu.
Les gnostiques Albigeois disaient : « L’Enfer n’existe pas puisque notre Père nous aime ».
Dans la déclaration Apostolique Gnostique, Tau Simon Pierre II et Tau Jean Hus, il est dit :
« Dans le christianisme originel, il n’y avait des Apôtres, des Prophètes, des Évangélistes, des Pasteurs et des Docteurs (I Cor .12.28 ; Eph 4.11 et Didaché).
Ces différents services avaient été établis par Dieu dans son Eglise.
En ce temps-là, on ne trouve pas de Pape, de Patriarches de Cardinaux, ni d’Archevêques de moines ou de nonnes.
Selon la Didaché, (Enseignement des douze Apôtres ou Doctrine des Apôtres) texte apocryphe de l’Eglise primitive ; il n’existe en fait que deux classe : La classe apostolique, composée des apôtres et des prophètes et la classe des fonctionnaires composées des diacres presbytres et évêques.
Les seuls officiants  de l’Eglise primitive étaient ‘’Anciens’’ Président’’ ou ‘’Évêque’’.
Dans 1Tim.3.2 on lit que la condition pour exercer cette tâche était qu’un tel homme devait être marié.
Plus loin il est dit : »Comment pourrait-il y avoir un homme (le Pape) qui puisse être à la tête de l’Eglise, alors que le Christ lui-même, selon les Écritures, en est la Tête ?
Plus loin encore, il est dit : Dans le troisième paragraphe, abrogation des Ordres mineurs et majeurs qui sont fondus en un seul Ordre et désirant revenir à la simplicité des Évangiles primitifs, nos instituons comme seul et unique médium de l’Esprit Saint avec toutes les charges apostoliques qui s’y rapportent etc. etc.
Aussi bien que les hommes et les femmes peuvent se voir conférer la charge épiscopale
De nos jour nous trouvons l’Eglise Gnostique Chaote, elle n’est pas dirigée par aucun Patriarche, aucune Matriarche, aucun Synode exécutif, aucun collectif, ne possédant aucune structure administrative, financière, dogmatique, ni hiérarchique, comportant qu’un seul Ordre, celui des évêques gnostiques, les choses apostoliques sont : l’Exorcisme, les soins aux malades, la propagation de la gnose, l’enseignement et la garde des saintes Écritures gnostique.
Elle ne comporte aucun lieu de culte, son seul chef est le Christ.
Si vous cherchez honneurs et gloire, argent, beauté et beaux Habits de carnaval, passez votre chemin (Tau Héliogabale).
















dimanche 10 mai 2020

La gnose : définition et origine



BY ADRIEN CHOEUR ON 26 MARS 2020
Qu’est-ce que la gnose ? Définition et différence avec le gnosticisme. Quelle est l’origine de la gnose ? Quels sont les différents types de gnose ?
La gnose (du grec gnosis : connaissance) rassemble un grand nombre de courants philosophiques et religieux dont le but est l’acquisition d’une connaissance supérieure par une approche initiatique.
La gnose a traversé toutes les époques et toutes les religions, elle est encore vivante aujourd’hui.
La gnose universelle doit être distinguée du gnosticisme, qui désigne un ensemble de doctrines chrétiennes sectaires présentes dans l’Empire romain entre le Ier et le IIème siècles, et rejetées par l’Eglise.
Tentons de donner une définition de la gnose.
La gnose : définition.
Définition : La gnose est une approche philosophique et religieuse selon laquelle le salut passe par la connaissance directe des choses divines, donc de soi-même.
La gnose peut donc être définie comme la connaissance intégrale de la vérité, acquise non pas par l’accumulation de savoirs, mais par une révélation intime, une illumination qui transcende toutes les illusions.
Une autre définition de la gnose pourrait être : Ensemble des méthodes et des disciplines ésotériques par lesquelles chacun peut accéder à la vérité supérieure et universelle. La gnose considère que tout homme peut percevoir Dieu en lui, et ainsi devenir Lumière, et donc obtenir la vie éternelle.
La gnose s’apparente parfois au mysticisme, avec les dérives que cela peut éventuellement comporter.
Gnose et ésotérisme.
La gnose est indissociable de l’ésotérisme : la connaissance est communiquée uniquement par initiation.
Le mot ésotérisme, du grec esoteros (“intérieur”), traduit à la fois l’importance de l’initiation, et aussi le fait que la compréhension ne peut venir que de l’intérieur.
Ainsi la gnose procède d’un enseignement secret dont le but est de mettre l’initié sur la voie. Mais cet enseignement n’est pas suffisant : l’effort décisif ne pourra venir que du cherchant lui-même, s’il y est prêt. L’initié devra plonger en lui pour ôter ses voiles et trouver les ultimes réponses au mystère de l’existence.
La gnose est donc largement adogmatique : elle s’éloigne des dogmes, du catéchisme et des vérités “révélées”.
En quoi consiste la gnose ?
La gnose, en tant que chemin de connaissance universel, est d’abord une invitation à plonger en soi-même afin d’y trouver une étincelle de lumière divine, étincelle qui éclairera la totalité de l’existence.
C’est l’idée qu’il faut se connaître pour comprendre le monde, car la vérité se cache au fond de soi, aux confins de la matière.
La gnose consiste à abandonner ce que l’on croit savoir pour accéder à de nouvelles formes de conscience et de connaissance. Il s’agit de mourir progressivement à nos certitudes, à nos croyances et à nos illusions : illusion que nous sommes autonomes, que nous sommes libres, que nous comprenons les choses, que nous pouvons tout juger. La gnose est donc un chemin de dépouillement.
La gnose est enfin la promesse d’entrer dans un monde d’acceptation, de sérénité, de bonheur et d’amour. Ce monde est le Royaume de Dieu, ou encore le nirvana bouddhiste.
Gnose et gnosticisme : définition et différence.
Le gnose est une approche philosophique et religieuse universelle qui a traversé les siècles pour parvenir jusqu’à nous, en prenant différentes formes.
La gnose doit être distinguée du gnosticisme, qui est un mouvement de pensée développé par des sectes d’inspiration chrétienne entre le Ier et le IIIème siècle ; Simon le Magicien, mage chrétien, en serait l’un des fondateurs.
Le gnosticisme développe une idéologie clairement dualiste : il existerait un dieu du bien, lointain, et un dieu du mal régnant sur la Terre. Le but de l’homme serait de se libérer du monde terrestre pour rejoindre le paradis. Le gnosticisme rejette la matière, considérée comme le mal absolu. Ce dualisme irréconciliable entre matière et esprit ne se retrouve pas dans tous les courants de la gnose.
Le gnosticisme est par ailleurs incompatible avec le dogme chrétien : les adeptes du gnosticisme et du dualisme manichéen ont été rapidement considérés comme hérétiques par l’Église.
A la différence du gnosticisme, la gnose implique un effort moral, une transformation intime pour s’élever vers Dieu et la Connaissance. Cet aspect est un peu moins présent dans le gnosticisme dualiste, qui fonctionne de manière plus binaire.
Mais il serait artificiel d’opposer totalement gnose et gnosticisme, et on peut dire que la plupart des courants gnostiques relèvent de la gnose au sens large.
Païenne, chrétienne, islamique, maçonnique… : les différents types de gnoses.
Beaucoup de courants initiatiques peuvent être rangés dans la “gnose”. Celle-ci prend essentiellement racine dans l’Egypte antique, la Grèce, la Perse et la Palestine, pour s’épanouir dans le monde chrétien.
Réduire la gnose à une nébuleuse de courants chrétiens serait une erreur : la gnose dépasse largement les limites de cette religion.
Tentons de lister les différents courants de la gnose :
les cultes de l’Egypte antique :
les cultes à mystères de l’Antiquité grecque et romaine (ensemble de religions ésotériques) :
la secte pythagoricienne,le platonisme :
la gnose christique : le message de Jésus a en effet été considéré comme “gnostique” par de nombreuses sectes dans les premiers siècles de notre ère,
le manichéisme perse,
la gnose chrétienne développée par les théologiens de l’Eglise,
la gnose juive, ou kabbale :
l’hermétisme chrétien et l’alchimie :
la gnose islamique :
le catharisme : les cathares, manichéens jugés hérétiques par l’Eglise, voyaient dans le Christ le messager du dieu-bon venu sur Terre (monde du mal et de la souffrance) pour diffuser un message d’Amour et d’espérance. Les cathares rejetaient l’Ancien Testament, œuvre du Diable, pour s’intéresser uniquement au Nouveau Testament et à Jésus,
les Rose-Croix (gnose d’inspiration chrétienne),
la franc-maçonnerie, ou gnose maçonnique,
le martinisme,
etc.
Dans l’Islam, la gnose est intimement liée au soufisme, courant mystique de recherche et d’expérimentation de la connaissance révélée au cœur du cherchant.
Les Soufis : ils sont sans livres, sans études, sans érudition.
Mais ils ont poli leurs cœurs
Les ont purifiés du désir, de la cupidité, de l’avarice et de la haine.
Cette pureté du miroir est certes le cœur reflétant toutes images,
L’entendement ici devient silence pour n’induire erreur
Car le cœur est Avec Dieu, ou plutôt le cœur est LUI.
Ceux au cœur poli ont échappé aux parfums et aux couleurs,
Ils contemplent la beauté de chaque instant,
Ils ont abandonné la forme et l’écorce du savoir,
Ils ont tenu l’essence dans l’océan de la connaissance mystique.
Jalal-ud-Din Rûmî, poète persan et fondateur de l’école soufie des Derviches tourneurs
Peut-il y avoir une gnose au sein de l’Eglise catholique ?
L’Eglise a très tôt rejeté le gnosticisme et la gnose, préférant le salut par la foi au salut par la connaissance.
Certains théologiens catholiques ont cependant développé une gnose chrétienne compatible avec les dogmes de l’Eglise.
Pour les catholiques traditionalistes, il ne peut y avoir de gnose chrétienne. Ces derniers considèrent en effet la religion chrétienne comme exotérique (non-ésotérique), c’est-à-dire une religion ouverte à tous, et non seulement aux initiés.
Les textes gnostiques.
Voici quelques exemples de textes gnostiques :
Les papyrus égyptiens : Textes des pyramides, Textes des sarcophages, Livre des morts,
Les vers d’or de Pythagore,Les parchemins des nécropoles égyptiennes retrouvés au XIXème et XXème siècle, en particulier à Nag Hammadi ; la plupart sont considérés comme des évangiles apocryphes.
Parmi eux, citons :
L’Évangile de Marie-Madeleine,
l’Évangile de vérité (école gnostique valentinienne),
l’Évangile selon Thomas,
l’Evangile selon Philippe,
la Pistis Sophia,
l’Hypostase des archontes,
le Livre des secrets de Jean,
le Livre sacré du Grand esprit invisible,
l’Apocalypse d’Adam,
L’évangile selon Saint-Jean : parfois considéré comme gnostique, du fait de son style qui tranche avec les trois premiers évangiles,
La Table d’Émeraude d’Hermès Trismégiste, et le Corpus Hermeticum,
Le Tao Te King de Lao Tseu,
etc.
L’importance de la gnose en franc-maçonnerie : la “connaissance intégrale de la Vérité”.
Ici sont les arcanes de la gnose” est une phrase présente dans certains rituels maçonniques, qui signifie : “ici sont les secrets de la connaissance”.
L’esprit de la franc-maçonnerie, initiatique, adogmatique, introspectif, est typiquement gnostique.
Pour le franc-maçon, la gnose est la Connaissance sacrée ; sa recherche consiste à utiliser tous les moyens d’accéder aux mystères de l’être et du cosmos.
La gnose est un chemin qui consiste, non pas à accumuler des savoirs, non pas à cultiver une foi, mais à tendre vers une forme de sagesse unitaire et humaniste, qui permet au cherchant de se révéler et de s’accomplir dans la fusion avec le Principe.
La gnose maçonnique est une quête spirituelle qui s’effectue à l’aide de symboles.
La gnose est notamment présente à travers la lettre G figurée au sein de l’étoile flamboyante (2ème degré du rite), ou entre le compas et l’équerre.

Chevalier Rose-Croix - Memphis-Misraïm Chevalier Rose-Croix de l’Aigle Noir 18e degré du Rite Ancien et Primitif de Memphis-...